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Exhibition

BALICE HERTLING: ALEXANDER MAY - AUDITORY POSTURE O - 20 Sept 2014 to 8 Nov 2014

Current Exhibition


20 Sept 2014 to 8 Nov 2014
OPENING HOURS: Wednesday – Saturday 14-19
BALICE HERTLING
47 rue Ramponeau
FR- 75020
Paris
France
Europe
T: +33 (0)1 40 33 47 26
F: +33 (0)1 40 33 47 36
M:
W: www.balicehertling.com











ALEXANDER MAY
AUDITORY POSTURE O
20.09.2014 - 08.11.2014


Artists in this exhibition: Alexander May


ALEXANDER MAY
AUDITORY POSTURE O

20.09.2014 - 08.11.2014

''War happens when language fails'' wrote Margaret Atwood - the despair which haunts men's history states that language often failed in fact. War incited art imbued in displacement, vexation and anger; art which hailed indeed not muteness, but the advent of uncodifiable codes. In Alexander May's second solo exhibition at the gallery, titled "Auditory Posture O", the art subtends a multiplicity of codes. But their advent in the shape of the artworks doesn't occur into a babylonesque cacophony, and into an uncodifiability which is rather peaceful: the gestures hold a primordial stasis, the pictures a profound humanity-Margaret Atwood could state that here language have failed without inciting any war.

The codes don't hide the meanings. Alphabets as notations, behavioral patterns as systems of symbols-no term or sound, no gesture or picture is lost in translation; since the terms and the sounds, the gestures and the pictures hold no actual meaning to lose. The artworks entail a semantical vacuity that leads to the nullification of any codifying plan; instead they engage in the exercise of pure syntax. Hence, the medium is dead, the message is dead. Don't ask. Just understand your own body within the room as itself a code: a conductor. Listen and pose. And enjoy this being in a flux. Talk and see, if you like. Mouths lie on several of the artist's paintings; along with eyes, alphabets, and unintelligible typography. Indeed the signs don't claim allegorical nature; they are rather indexical presences, as if the artist can actually talk and see through his making hand. Paintings unfold gestures that trace back to pictures, and pictures that vanish into gestures. They are neither abstract nor figurative, neither gestural nor compositional-layers of artistic languages overlap and deny each other, in the same vein the artist's desire for communication is trapped into the materiality of the artwork itself.

The exhibition itself is a trap. The sounds scattered within the room are the unsteady translations of these words. Very few had entered the artist's cosmos in those few hours when he played his glass organ: he fucked the C-D-E-F-G-A-B notation, and still searched for harmony-so miserably.

The playing in the presence of the other was as the search for the correct statement of thought. The question has always been if you and I understand each other... At least we try, fo sho we try. Translate the organ into a laptop keyboard, so I can talk to you through sounds. Oh, don't be afraid of them, they come from the past, but are not ghostly voices. They come from the very first time we meet, and come to us through our shared experiences... Because this we share, not language, not symbols... Life, I guess...

They are called green noises. And what plays here is a green organ. Oh, I tell you, there is green as well in this exhibition.

Michele d'AURIZIO

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«La guerre, c'est ce qui arrive lorsque le langage échoue» écrivait Margaret Atwood.
Le désespoir qui hante si souvent l'histoire des Hommes en atteste. Avec la guerre, l'art s'est imprégné d'exil, d'humiliation et de colère; Un art qui n'a d'ailleurs pas acclamé le mutisme, mais l'avènement de codes incodifiables.

Dans la deuxième exposition personnelle d'Alexander May à la galerie, intitulée Auditory Posture O, l'art sous-tend une multiplicité de codes. Mais leur apparition dans la forme des œuvres ne se produit ni dans une cacophonie Babylonienne, ni dans un paisible décodage: les gestes contiennent un état d'inertie essentiel, et les images une profonde humanité. Atwood pourrait signaler qu'ici le langage a échoué sans entraîner la guerre.

Les codes ne dissimulent pas de sens. Les alphabets sont comme des notations, les modèles comportementaux comme des systèmes de symboles. Aucun terme, aucun son, aucun geste, aucune image ne s'expose à une traduction infidèle ; puisque les termes, les sons, les gestes et les images n'ont plus véritablement de signification à perdre... Les œuvres impliquent une vacuité sémantique qui conduit à l'annulation de tout plan de codification; elles se livrent à l'inverse à un pur exercice de syntaxe. En somme, le médium est mort, le message est mort. Cherche pas. Écoute juste ton propre corps dans la pièce comme s'il était lui-même un code : un conducteur. Écoute et pose. Apprécie cet être en mouvement. Parle et regarde, si tu veux. Sur plusieurs tableaux de l'artiste, des bouches apparaissent ; ainsi que des yeux, des alphabets, et une typographie inintelligible. Les symboles ne prétendent pas à l'allégorie. Ce sont davantage des présences indicielles, comme si l'artiste pouvait parler et voir à travers sa propre production. Les peintures révèlent des gestes qui renvoient à des images, à des images qui disparaissent dans les gestes. Elles ne sont ni abstraites, ni figuratives,ni gestuelles, ni compositionnelles - Plusieurs strates de langages artistiques se chevauchent, s'opposent les unes aux autres. De la même manière, le désir de communication de l'artiste est piégé par la matérialité de l'œuvre d'art elle-même.

L'exposition est elle-même un piège. Disséminés dans l'espace, les sons sont les traductions instables de ces mots. Peu s'étaient introduits dans l'univers de l'artiste lorsqu'il jouait de l'orgue de verre : il a foiré la notation C-D-E-F-G-A-B, et recherchait encore lamentablement l'harmonie. En présence de l'autre, le jeu était comme une quête de l'expression fidèle de la pensée. Nous comprenons-nous l'un et l'autre? La question demeure... En tout cas, nous essayons, OK, nous essayons. Si tu transcris l'orgue en clavier d'ordinateur et je peux te parler à travers les sons. Oh, n'aies pas peur d'eux,ils proviennent du passé, mais ce ne sont pas pour autant être des voix fantomatiques.

Ils viennent de la toute première fois où nous nous rencontrons, ils viennent à nous à travers nos expériences communes... C'est cela que nous partageons, non pas un langage ou des symboles... La vie, je suppose... Ces sons, on appelle les bruits verts. Et ce qui joue ici est un orgue vert. Oh, je te le dis, il y a aussi du vert dans cette exposition.

Michele d'Aurizio
Traduit de l'anglais par Gabrielle Bescond


BALICEHERTLING
47, rue Ramponeau
75020 PARIS
+33 (0)1 40 33 47 26
gallery@balicehertling.com








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