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Exhibition

Art : Concept: Le cours des choses - 13 Dec 2014 to 24 Jan 2015

Current Exhibition


13 Dec 2014 to 24 Jan 2015

Art : Concept
13 rue des Arquebusiers
F - 75003
Paris
France
Europe
T: +33 1 53 60 90 30
F: +33 1 53 60 90 31
M:
W: www.galerieartconcept.com











Hubert Duprat, Coupé-Cloué,1991/1994
bois de hêtre et clous tapissiers en laiton (beech wood and upholstery brass nails)
70 x 520 x 40 cm & 40 x 520 x 40 cm (271/2 x 2043/4 x 153/4 & 15 3/4 x 2043/4 x 153/4 in


Artists in this exhibition: Martine Aballéa, Ulla von Brandenburg, Jeremy Deller, Alan Kane, Hubert Duprat, Richard Fauguet, Vidya Gastaldon, Geert Goiris


Le cours des choses

Martine Aballéa
Ulla von Brandenburg
Jeremy Deller & Alan Kane
Hubert Duprat
Richard Fauguet
Vidya Gastaldon
Geert Goiris

13 December 2014 to 24 January 2015
Vernissage Samedi 13 décembre 18:00 - 21:00

« Le cours des choses »

Art : Concept présente une nouvelle exposition de groupe du 13 décembre 2014 au 24 janvier 2015. Elle rassemble et fait dialoguer les œuvres de sept artistes de la galerie : Martine Aballéa, Ulla von Brandenburg, Jeremy Deller, Hubert Duprat, Richard Fauguet, Vidya Gastaldon et Geert Goiris. Référence directe au film Der Lauf der Dinge*, le titre de l’exposition évoque non seulement le caractère collaboratif intrinsèque au développement d’une galerie, mais fonctionne aussi comme l’allégorie de la construction de son programme. Les artistes représentés sont choisis au fur et à mesure de la vie de la galerie et intègrent la programmation les uns après les autres dans une apparente indépendance. Cette construction empirique, cet empilement dans un espace temps non linéaire, n’obéit pas à une ligne directrice, un système ou une théorie. Mais au fil du temps, l’ensemble aboutit pourtant à la constitution d’un corpus cohérent. Comme les corps éparses dans l’univers qui se ré­agrègent en une planète, les œuvres communiquent et se répondent pour prendre la forme d’une exposition.

« Le cours des choses » opère à la manière d’un cadavre exquis. Il fait composer un projet plastique par plusieurs artistes sans qu’aucun d’eux ne puisse tenir compte des collaborations des autres participants. Comme dans le film de Peter Fischli et David Weiss, l’association insolite de travaux d’une très grande diversité – qui réside tant dans la nature des pièces que dans le choix des supports (sculpture, installation, photographie, collage sur papier, peinture) – met en valeur l’enchaînement logique d’éléments a priori antithétiques et révèle les rapports de causalités, les correspondances thématiques, visuelles et politiques. Ainsi, les troncs de bois cloutés d’Hubert Duprat (Coupé-Cloué, 1991/1994), sculptures presque totémiques, communiquent avec le tronc criblé de pièces de monnaie de Geert Goiris (Overgrown, 2014). Cette photographie fait apparaitre une sorte de visage, une figure de proue ou un masque rituel, qui n’est pas sans évoquer, tout en décalage, la figure qui surgit du tube d’adoucissant Cajoline de Richard Fauguet (Sans titre, 1999). Cette dimension cérémonielle et magique, quasi mystique, se retrouve dans les fioles de Poison mort (2013) de Martine Aballéa, et dans la vague noire, sorte d’apparition d’une image mentale, qui se déploie et envahit la toile Healing Painting (2014) de Vidya Gastaldon.

Autre pièce significative, les Monsters (2013) d’Ulla von Brandenburg sont des papiers découpés tirés de l’imagerie du carnaval de la Forêt-Noire en Allemagne durant lequel toutes sortes de personnages hérités d’anciennes coutumes païennes apparaissent, dieux, démons ou sorciers, affublés de masques de bois faits main. L’importance accordée au folklore, à ces productions collectives et célébrations populaires, caractérise avec autant de force le travail de Jeremy Deller, notamment son projet Folk Archive réalisé en collaboration avec Alan Kane. Véritable encyclopédie de la culture populaire britannique, ce projet, à mi-chemin entre démarche artistique et anthropologique, produit un discours politique sur le monde de l’art et la société contemporaine qui se retrouve autant chez Ulla von Brandenburg que Richard Fauguet. C’est ce va-et-vient, cette gymnastique formelle et intellectuelle que la présente exposition met en lumière.

Sans souci d’exhaustivité, l’exposition, qui aurait pu réunir bien d’autres artistes, reflète la dimension subjective inhérente à l’élaboration d’un programme de galerie. « Le cours de choses », qui épouse la vision relative et hétérogène du temps développée par Héraclite - « On ne peut pas se baigner deux fois dans le même fleuve. [Toutes choses] se répandent et de nouveau se contractent, s’approchent et s’éloignent » - nous entraîne dans une aventure formelle où la culture et la mémoire de chacun vont être mis à contribution.

Julia Mossé

* Film expérimental réalisé par le duo d’artistes suisses Peter Fischli et David Weiss en 1987.

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“ The Way Things Go ”

Art : Concept presents a new group exhibition that will run from the 13th December 2014 to the 24th January 2015. This show draws together and creates dialogue between the works of seven artists from the gallery: Martine Aballéa, Ulla von Brandenburg, Jeremy Deller, Hubert Duprat, Richard Fauguet, Vidya Gastaldon and Geert Goiris. As direct reference to Der Lauf der Dinge*, the exhibition’s title not only evokes the intrinsic collaborative character necessary to the development of a gallery, but also functions as an allegory of the construction of a gallery’s program. Artists represented by the gallery are chosen one by one, as the gallery’s life develops, and in apparent independence. Such an empirical construction, building itself up within a non-linear space-and-time lapse, does not follow any guideline, system or theory. However, in the long run, the ensemble ends up achieving the appearance of a coherent corpus. Like scattered bodies in the universe, re-assembling to form a planet, the chosen works communicate and interact, here adopting the form of an exhibition.

In the manner of an “ exquisite corpse ”, “ The Way Things Go ” plays at composing a common artistic project without letting its participants in on the others’ projects. Just as in Peter Fischli and David Weiss’s film, the unusual combination of diverse artefacts – whose diversity resides just as much in the nature of the pieces as in the choice of their supports (sculpture, installation, photography, collage on paper, painting) – highlights the logical chain that binds seemingly antithetic elements together, revealing lines of causality, thematic networks, visual and political correspondences. Hence, Hubert Duprat’s studded tree-branches (Coupé-Cloué, 1991/1994), sculptures of an almost totemic character, find resonance with Gert Goiris’s image of tree-trunk riddled with coins (Overgrown, 2014). This photograph shows a form that can be perceived as a face, the visage of an atlas or of a ritual mask and at the same time subtly points at the figure emerging from Richard Fauguet’s tube of Cajoline fabric-softener (Sans titre, 1999). Such a ceremonial and magical, almost mystical dimension can be retraced in Martine Aballea’s vials of “ dead poison ” (Poison Mort, 2013), as well as in the black wave that seems to unfold and invade Vidya Gastaldon’s Healing Painting (2014), like the appearance of a mental image on a painterly surface.

Another very significant work: the Monsters (2013), by Ulla von Brandenburg, is made of cut-out-images drawn from the German Carnival tradition of the Black Forest region. They feature all sorts of figures drawn from ancient pagan traditions: gods, demons, and sorcerers, wearing hand-carved wooden masks. The importance of folklore and its collective productions, as well as its popular celebrations is also one of the main features of Jeremy Deller and his Folk Archive project, which he set up as collaboration with Alan Kane. Between art-project and anthropologic research, this work is a quite accurate encyclopedia of Britain’s popular culture that produces a political discourse on the art-world. It bears a lot of similarities with the reflections that can be raised by the observation of Ulla von Brandenburg and Richard Fauguet’s works. It is precisely this constant oscillation, as a sort of aesthetical and intellectual gymnastics, that the present exhibition attempts to highlight.

Regardless of completeness, the exhibition could have included many other artists, reflecting the subjective dimension inherent to the elaboration of a gallery program. Embracing Heraclitus’s vision of time which he made to be relative and heterogenous : “No man ever steps in the same river twice, for it’s not the same river and he’s not the same man”, “The Way Things Go” leads us into an aesthetic adventure that will appeal to the culture and memory of each of us.

Julia Mossé // Translation Frieda Schumann.

* Der Lauf der Dinge (“The Way Things Go”, 1987) is an experimental film by Peter Fischli and David Weiss, an artist duo from Switzerland.


www.galerieartconcept.com






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