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Exhibition

Art : Concept: Lothar Hempel - Sex and the City - 19 Mar 2016 to 16 Apr 2016

Current Exhibition


19 Mar 2016 to 16 Apr 2016
from 11 am to 7 pm
Saturday 19 March
Art : Concept
4, passage Sainte-Avoye
(entrance 8, rue Rambuteau)
F - 75003
Paris
France
Europe
T: +33 1 53 60 90 30
F: +33 1 53 60 90 31
M:
W: www.galerieartconcept.com











Lothar HEMPEL, Plakat (1977), 2016
courtesy de l'artiste et Art : Concept, Paris


Artists in this exhibition: Lothar Hempel


Lothar Hempel, Sex and the City
March 19 – April 16, 2016

Sex and the City, the tone is set by the auspicious title of Lothar Hempel’s fifth exhibition at Art : Concept gallery. Borrowing from the emblematic American TV series from the 1990s, the artist swaps the four single women from New York for more illustrious icons.

There is no shortage of female figures in Lothar Hempel’s work. We remember the ones that populated The Story of The Old New Girls (2012). But here they are clearly identified, already mythologised, literally postered on the walls of the exhibition. In his series Plakat (poster in German) one finds three Jodie Fosters, at different stages of her early days in cinema. Knowledgeable cinephiles will easily recognise the cited films. But the exact source is not very important. The same ambiguity surrounds the urban or abstract landscapes making up the scenery. Do these places exist? Or are they just studio sets or video game scenery? As for the sculptures, one can make out the famous Diane Keaton as Annie Hall, as well as Kathleen Neal Cleaver, the first female member of the Black Panthers. United by the same common thread, that of action in the cinematic and political sense, they were summoned and projected into a single script in which the viewer plays a central role. As the artist says, “I see my works as empty sculptures unless they are filled with imagination by a third party”.

The artist takes pleasure in developing narrative fiction in which, despite optical illusions, his
heroines assert their flatness. They are as if frozen in the action that made them part of history, that of cinema or militant activism. More than references, these figures are understood more as cultural objects, performative objects that help create a shared reality. And this interdependence between a fictional and a real world is also reasserted by the three lightboxes embedded in the walls (Interiors series, 2016).

Just as he abolishes the separation between these two worlds (“fiction creates what we define as reality”), the artist does not limit himself within imposed boundaries in terms of techniques and styles. Like a DJ, the artist-composer (who was a musician in a another life) cheerfully mixes materials, disciplines and references. Going from American sitcoms to the big names of cinema, touching on installation, painting and collage evoking Matisse’s cut-outs as well as Dada posters, his approach is not so much an appropriationist attitude, but more of a tribute to a generation and its political and aesthetic commitments. And the ubiquity of the reference to the poster is not trivial. He extracts, cuts and assembles to reconstruct new pieces of art that are always open to an infinite number of interpretations, because they are the mediums of a multitude of imaginations.

Julia Mossé // translation Matthew Cunningham



Sex and the City, la couleur est annoncée par le titre prometteur de la cinquième exposition de Lothar Hempel à la galerie Art : Concept. Empruntant à l’emblématique série américaine des années 1990, l’artiste troque les quatre célibattantes new yorkaises pour de plus illustres icônes.

Les figures féminines ne manquent pas dans l’oeuvre de Lothar Hempel. On se souvient de celles qui peuplaient The Story of The Old New Girls (2012). Mais ici elles sont clairement identifiées, déjà mythifiées, littéralement placardées sur les murs de l’exposition. Dans sa série Plakat (poster en allemand), on retrouve trois Jodie Foster à différents stades de ses débuts au cinéma. Le cinéphile averti reconnaîtra sans peine les films convoqués ici. Mais l’origine exacte importe peu. La même ambiguïté entoure les paysages urbains ou abstraits qui composent le décor. Sont-ils des lieux existants ? Ou bien de simples décors de studio ou de jeux vidéo. Quant aux sculptures, on devine la célèbre Diane Keaton dans son personnage de Annie Hall et Kathleen Neal Cleaver, première femme membre des Black Panthers. Unies par le même fil conducteur, celui de l’action au sens filmique comme politique, elles sont convoquées et projetées dans un scénario unique, où le spectateur joue un rôle essentiel. En témoigne les mots de l’artiste : « je considère mes oeuvres comme des sculptures vides, jusqu’à ce qu’elles soient remplies par l’imagination d’une tierce partie».

L’artiste se plait à élaborer une fiction narrative dans laquelle, en dépit des illusions optiques, ses héroïnes revendiquent une forme de planéité. Elles sont comme figées dans l’action qui les a inscrite dans l’Histoire, du cinéma ou du militantisme engagé. Plus que des références, ces figures sont davantage appréhendées comme des objets culturels, des images performatives participant à la réalisation d’une réalité commune. Et cette interdépendance entre univers fictionnel et réel est d’ailleurs réaffirmée par les trois caissons lumineux incrustés dans les murs (série Interiors, 2016).

De la même manière qu’il abolit la séparation entre ces univers - « la fiction crée ce que nous estimons être réalité » -, l’artiste ne se limite pas aux frontières imposées en matière de techniques et de styles. À la manière d’un dj, le plasticien-compositeur (qui a d’ailleurs été musicien dans une autre vie) mixe allègrement matériaux, disciplines et références. Passant de la sitcom américaine aux grands noms du septième art, touchant à l’installation, à la peinture comme au collage (qui évoque autant les papiers découpés de Matisse que les posters Dada), son approche relève davantage de l’hommage à une génération et à ses engagements politiques et esthétiques - et l’omniprésence de la référence à l’affiche ou au poster n’est pas anodin - qu’à une attitude appropriationniste. Il extrait, coupe et assemble pour recomposer de nouveaux morceaux d’art toujours ouverts à une infinité d’interprétations, puisque supports d’une multitude d’imaginaires.

Julia Mossé 


www.galerieartconcept.com






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