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Exhibition

Art : Concept: Julien Audebert: Période - 23 Apr 2016 to 21 May 2016

Current Exhibition


23 Apr 2016 to 21 May 2016
from 11 am to 7 pm
Art : Concept
4, passage Sainte-Avoye
(entrance 8, rue Rambuteau)
F - 75003
Paris
France
Europe
T: +33 1 53 60 90 30
F: +33 1 53 60 90 31
M:
W: www.galerieartconcept.com











Julien AUDEBERT, Mars & Vénus, phases d’opposition, 2016 (film still)
digital 4K movie, color, 9’45,
courtesy the artist and Art : Concept, Paris


Artists in this exhibition: Julien Audebert


Julien Audebert: Périodes

April 23 - May 21, 2016

As implied by its title, Julien Audebert’s new exhibition at Art : Concept will focus on periodicity on all levels: historical, political or scientific. Through different supports – photography, digital processing and a film – the artist pursues his work on image and perception, striving to materialize our visions and representations on mankind and its relation to history and to the world.

Best known for his “photo-démontages” of the seventh art’s masterpieces such as Soy Cuba, the Battleship Potemkine or La Règle du jeu, to quote but a few, Julien Audebert draws from cinema as from a collective bank of images. Here, for Danse Américaine (2015) the artist has chosen An American in Paris (1951), an American musical comedy by Vincente Minelli released in the aftermath of French Liberation. Using a digital process to blend screen shots, Julien Audebert reassembles in a single panoramic view three parts of the film that remain identifiable through the captions of the matching songs. Only the hero is absent, but his presence is implied by the written fragments of the songs that he interprets as well as by the presence of his dancing partners (the florist, the barmaid, the children, etc.). The artist literally captures thousands of images that he reassembles to recreate a fictional space-and-time continuity in which the spectator seems to recognize a real scene from a film he knows. However, a closer look of the piece reveals a certain amount of asserted artificiality, which is even more revealing here if we remember that An American in Paris was mainly filmed in a studio. The subtlety of this critique resides in its underlying subject; American soft power, a process of cultural domination initiated with the Marshall Plan that found its best ally in cinema.

Subject to the same technical process, Sommet (2015) is even more of a political work: Using the official video of Nato’s 24th Summit, the artist subverts the protocol order with a picture representing all heads of states from behind, facing the golf course that will serve as their military demonstration site. Beyond the literal reversal of the scene, Julien Audebert shifts our perspective to another angle of the diplomatic world, an unusual “behind the scenes” facet of public decorum, denouncing a certain type of image-use. To achieve this, nothing better than making use of manipulative processes.

Whether dealing with cinema or photojournalism, History is the main subject of Julien Audebert’s work. He splits it into periods, segmenting its course to retain only its key moments or conflagrations. His proposals very often are materializations of a point of tension (or a climax to use the language of cinema) of a political or military nature, in which geographical characteristics play a special role. We can recall his reconstruction of the gestation period of the conflict between Russia and the Western world (Est­Ouest, 2012). In this exhibition, the artist comes back to another conflagration, that of the famous Battle of Verdun. Shot at night, with the help of electric torches, his photographs of ancient military-sites (Nocturnes, 2015-2016) are the result of a lighting process (in the literal sense) of the bumps and unevenness of the battlefield-ground and of the eco-systems that have progressively developed in the holes left by the bombs’ impacts. By means of an almost topographic presentation, Julien Audebert offers a material testimonial of traces of our collective history.

On another level, but always within the symbolism of war, a spatial choreography terminates the exhibition. After being fed with cinema during his whole career, the artist goes behind the camera with his film Mars & Vénus, phases d’opposition (2016)*. Mars, embodied by the filming camera, and Venus, interpreted by a dancer, retranscribe on a human scale the respective revolving periods of the two planets. The spectator’s eye becomes one with the eye of Mars and partakes the visual hunting of Venus, who carries out a visible loop (an astronomic phenomenon called “opposition surge” when Venus reaches the alignment point with the center of her mythological lover). Once again, the underlying subject is the revelation of something by means of images and appearances. Confronted to the implacable character of astrophysical data, the dancing body discloses possibilities and injects humanity into the world of spheres. In a poetic way, the artist thus gives body to an astronomic phenomenon that normally is out of the common mortal’s reach. He does this by making use of the body of a dancer, who also happens to be a star ballerina.

Julia Mossé // translation Frieda Schumann

* A film realized with the participation of the Centre national des arts plastiques and produced by ARTER-VIVANTO 2016 in a partnership with the IMCEE-Observatoire de Paris. Performance: Alice Renavand, Prima Ballerina of the Opéra national de Paris.

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Julien Audebert : Périodes

23 avril - 21 mai 2016

Pour sa nouvelle exposition à la galerie Art : Concept, Julien Audebert s’intéresse, comme nous le signale d’emblée le titre donné, à la périodicité quelle soit d’ordre historique, politique ou scientifique. À travers divers medium – photographie, procédés numériques, film – l’artiste poursuit son travail sur l’image et la perception, s’attachant à matérialiser nos conceptions et représentations sur l’humain, son rapport à l’histoire et au monde.

Connu pour ses « photos-démontages » des chefs-œuvres du septième art tels que Soy Cuba, Le Cuirassé Potemkine ou encore La Règle du jeu pour ne citer qu’eux, Julien Audebert puise dans le cinéma comme dans une banque d’images mise à la disposition collective. Ici pour Danse Américaine (2015), l’artiste a choisi Un Américain à Paris (1951) une comédie musicale américaine de Vincente Minnelli sortie au lendemain de la Libération. Recourant à un procédé numérique de photos d’écran, Julien Audebert rassemble en un seul plan panoramique, trois temps du film signalés par les textes des chansons qui les accompagnent. Seul le héros est absent, mais signifié par les fragments des chansons qu’il interprète et la présence de ses partenaires de danse (la fleuriste, la tenancière du bistrot, les enfants, etc.). L’artiste capture, au premier sens du terme, des milliers d’images qu’il réassemble pour créer une continuité spatio-temporelle fictive devant laquelle le spectateur croit pourtant reconnaître une scène du film qu’il connaît. Mais à y regarder de plus prêt, l’œuvre revendique une certaine artificialité, d’autant plus révélatrice ici lorsque l’on sait qu’Un Américain à Paris fût principalement tourné en studio. La critique se fait sentir subtilement, comme son sujet sous-jacent ; le soft power américain, ce processus de domination culturelle enclenché à partir du plan Marshall et qui trouvera un parfait allié dans le cinéma. Soumis au même procédé technique, Sommet (2015) revendique avec d’autant plus de force son caractère politique. À partir de la vidéo officielle du 24e Sommet de l’OTAN, l’artiste bouscule l’ordre protocolaire avec une photographie représentant les chefs d’États de dos, face au terrain de golf qui leur sert de lieu de démonstration militaire pour l’occasion. Au-delà du retournement littéral Julien Audebert déplace notre regard sur un autre angle du monde diplomatique, l’envers du décorum, dénonçant une certaine utilisation de l’image. Et pour cela, quoi de mieux que de recourir précisément à des procédés manipulatoires.

Qu’il s’agisse du cinéma ou de la photographie de terrain, c’est l’Histoire qui est actrice principale de l’œuvre de Julien Audebert. Il la périodise, la segmente dans son cours pour n’en retenir que ses moments clés ou conflagrations. Ses propositions matérialisent souvent un point de tension (ou climax pour parler cinéma) d’ordre politique ou militaire où les variables géographiques jouent un rôle particulier. On se souvient de sa reconstitution du conflit en gestation entre l’Occident et la Russie (Est-Ouest, 2012). Ici retour sur une autre conflagration, celle de la célèbre bataille de Verdun. Prises de nuit, à l’aide de torches, ses photographies d’anciens sites militaires (Nocturnes, 2015-16) sont le résultat d’une mise en lumière (au sens littéral) des aspérités du sol et les écosystèmes qui se sont progressivement formés dans les impacts laissés par les bombes. Au travers d’une lecture quasi topographique, Julien Audebert nous offre un témoignage matériel des traces de notre histoire collective.

Changement d’échelle, mais toujours dans la symbolique guerrière, une chorégraphie spatiale vient clôturer l’exposition. Après s’être nourri du cinéma pendant toute sa carrière, l’artiste passe derrière la caméra avec son film Mars & Vénus, phases d’opposition (2016)*. Mars, incarné par la caméra filmant et Vénus interprétée par une danseuse, retranscrivent à échelle humaine les périodes de révolutions respectives de ces deux planètes. L’œil du spectateur se confond avec celui de Mars et assiste à la traque visuelle de Vénus qui effectue une boucle apparente (phénomène appelé « effet d’opposition » en astronomie) lorsqu’elle se trouve alignée sur le centre de son amant mythologique. De nouveau, il s’agit de révéler quelque chose par le biais de l’image et des apparences. Face au caractère implacable des données astrophysiques sur lesquelles se base le film, le corps dansant vient ouvrir les possibilités et réinjecter de l’humain. L’artiste incarne ainsi poétiquement un phénomène astronomique, insaisissable pour le commun des mortels, dans le corps d’une danseuse, qui se trouve justement être étoile.

Julia Mossé

* Film réalisé avec la participation du Centre national des arts plastique, et produit par la société ARTER-VIVANTO 2016
en partenariat avec l’IMCCE-Observatoire de Paris. Interprétation : Alice Renavand, danseuse étoile de l’Opéra national de Paris. 


www.galerieartconcept.com






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