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Exhibition

Art : Concept: Jimmy Robert
Le bonheur d'être dupe (Pas de deux)
- 4 Sept 2010 to 23 Oct 2010

Current Exhibition


4 Sept 2010 to 23 Oct 2010

Art : Concept
13 rue des Arquebusiers
F - 75003
Paris
France
Europe
p: +33 1 53 60 90 30
m:
f: +33 1 53 60 90 31
w: www.galerieartconcept.com











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Artists in this exhibition: Jimmy Robert


Jimmy Robert
Le bonheur d'être dupe (Pas de deux)

vernissage Samedi 4 Septembre


ENGLISH VERSION BELOW

Art: Concept a le plaisir d'annoncer Le bonheur d'être dupe (Pas de deux), seconde exposition personnelle en France de Jimmy Robert, artiste né en Guadeloupe en 1975.

Jimmy Robert œuvre dans les domaines de la performance, de l'installation, de la danse, du théâtre ou encore de la photographie. Suivant un processus de flux continu, mais non-linéaire, ses œuvres questionnent les limites du langage et de la représentation.

Son vocabulaire formel consiste en des structures en bois simples, des papiers ou des images. À cela vient parfois s'ajouter une performance, plaçant un corps, celui de l'artiste ou d'un interprète, au centre du dispositif. Certaines images ou éléments plastiques se retrouvent d'une œuvre à l'autre sous une même ou différente forme. Une sculpture ou une installation peut servir de décor pour une performance. Tout est conceptuellement flexible et en mouvement dans la pratique de Jimmy Robert, sans que l'œuvre ne relève pourtant d'une production anarchique. La profusion est structurée, mais pas figée. L'improvisation est un rouage fondamental du processus de création et permet à l'artiste de s'exprimer de façon personnelle, sans pour autant verser dans l'intime.

Jimmy Robert passe sans complexe d'une discipline artistique à l'autre, d'une certaine façon, cette absence de spécialisation est un gage de liberté et surtout de légèreté. Il cultive l'ambivalence reconsidérant notamment le statut de l'amateur et celui de l'artiste. Par exemple, son intérêt voire sa passion pour la danse est une source d'inspiration récurrente, cependant il ne se définit pas et n'aspire pas à être danseur. La qualification de non-danseur qu'il revendique est comparable à la posture de l'amateur et relève d'une distanciation critique interne et externe à la discipline.

Ce goût pour la dualité est un principe de composition de l'œuvre de Jimmy Robert. Cela s'adapte aussi bien au brassage des différentes disciplines artistiques, qu'à la juxtaposition de différents styles ou registres.

Le carton d'invitation annonce, non sans une pointe d'ironie, une mise à distance critique et un affranchissement des styles: une situation burlesque rencontre le temps d'un cliché les poses maniérées des sculptures de putti et du corps de l'artiste. L'élégance côtoie la gaucherie. Le Bonheur d'être dupe est "l'affirmation d'une prise de conscience", explique l'artiste.

Jimmy Robert joue avec des changements constants de focalisation (interne, externe ou point de vue omniscient), technique de narration que l'artiste transpose de la littérature à sa pratique. Cette stratégie contribue autant à enrichir le rapport au corps comme sujet ou moyen de représentation qu'à questionner le médium photographique.

Le corps, selon Jimmy Robert, est à la fois représentation ou symbole humain, objet, idée ou simple forme. Il est l'élément central de la présente installation qui s'organise en deux parties. Cette répartition en deux salles fonctionne comme un duo conceptuel, idéalisé et impossible entre une danseuse (Shiho Ishihara ) et un non-danseur (Jimmy Robert). À l'instar des rapports entre le dessin et son modèle, entre la photographie et la sculpture, la danse devient un dessin dans l'espace, un enregistrement de la transition du corps en mouvement à l'objet statique. L'hypothétique chorégraphie formalisée par l'exposition reprend également la logique propre au rapport entre une architecture et son plan en élévation.

L'installation pourrait servir de décor aux performances respectives des deux acteurs ici présents par le biais de photographies qui sont autant de documents et de représentations dont la table serait la scène. La première table a été conçue au Japon, lors de l'exposition de Jimmy Robert au CCA Kitakyushu. Elle est ici présentée dans sa forme partielle comme un module indépendant. Elle résulte d'une collaboration avec Shiho Ishihara (élève de Min Tanaka[1]) qui a consisté à déconstruire l'œuvre de Jeff Wall A sudden gust of wind (after Hokusai) 1993. Les différentes transformations de l'image et les mouvements soulignent les limites de la représentation photographique.

Le support de l'image, c'est-à-dire le papier lui-même, performe en quelque sorte son propre ballet dicté par ses propriétés physiques. Suivant cette logique structurelle de la matière, les clichés disposés sur la table de la salle "Test" présentent une série de poses improvisées mais contraintes par les limites ou capacités physiques du corps de l'artiste.

Ces photographies sont des portraits, mais elles ne permettent jamais de voir le visage de l'artiste. Cette stratégie de dissimulation contribue à distribuer des images plus génériques, contrebalançant les effets intimes, dramatiques ou théâtraux qui se dégagent des positions complexes et sculpturales.

Tous les éléments– images encadrées, photographies, objets – rassemblés sur les deux tables et autour forment à la fois l'action et son cadre. Comme des rideaux de théâtre, ces divers artefacts ont été disposés dans l'intention de révéler ce qui est caché, mais aussi de masquer et de prolonger l'attente.



Texte de Shiho Ishira :

Conceived in collaboration with Min Tanaka

Shiho Ishihara Solo Dance

Citation―Series of “Dance Milieux [non-continuity]”

This is incomplete now,

Why do I need a “form” in order to dance, I wonder.

Obviously, “form” is a necessary thing in life.

The form I want to retrieve is not actually the “form” itself, but the physical body which realizes the “form”.

Well...

In the performance of time, Is it possible - even if only for a moment - that my deceit becomes genuine on the spot?

If I may say, “life time,” which we may think of as a long period of time, should be shared as “synchronized time”, which we may think of as a moment of coincidence...

I yearn to dream, a little bit, in the middle of my never-ending journey.

Shiho Ishihara

[1] Min Tanaka est un danseur, chorégraphe et acteur japonais, un proche de Tatsumi Hijikata un des fondateurs du Butoh avec Kazuo Ohno.



ENGLISH VERSION

Art : Concept is pleased to announce Le bonheur d’être dupe (Pas de deux)*, second solo exhibition in France by Jimmy Robert, artist born in 1975 in the Guadeloupe.

Jimmy Robert works in the fields of performance, installation work, dance, theatre as well as photography. Following a continuous but not linear flowing process, his works are interrogations on the borders of language and representation.

His formal vocabulary is composed of plain wood structures, paper stacks and images. A performance, placing the artist’s or an interpreter’s body at the centre, is sometimes added to the device. Some of the constituting images and aesthetic elements are recurrent and turn up from one piece to the other with slight or important variations. Both sculptures and installations can sometimes be turned by the artist into performance-stages. Without ever letting the work fall into anarchic production, conceptual flexibility and an evolving character are foremost in Jimmy Robert’s artistic practice. Profusion is structured yet left loose. Improvisation is seen as the fundamental part of a creative-process that allows the artist to express himself in a personal way, while nevertheless avoiding to ever slip into intimacy.

Jimmy Robert turns from one artistic discipline to the other without any hang-up, managing to turn this lack of specialization into a token both of freedom and of lightness. He cultivates ambivalence by reconsidering the amateur’s status and comparing it to the artist’s position. For instance, despite his passionate interest for dance he doesn’t define himself as a dancer, and neither does he aspire to become one, even though dance is a recurrent source of inspiration in his work. The status of unqualified dancer, totally claimed by the artist, is comparable to the position of an amateur pointing at a critical distancing both inside and outside the discipline.

This taste for duality is one of the constitutive principles of Jimmy Robert’s work. It applies both to the intermingling of different artistic disciplines and to the juxtaposition of different styles and ranges.

With a little accent of irony, the invitation card implies both critical distancing and emancipation from styles: in a burlesque situation the artist strikes a mannerist pose to join a group of sculpted cherubs in a farandole that matches elegance and gaucherie. The title: Le Bonheur d’être dupe* is to be considered as “the expression of an acknowledgement”, says the artist.

Jimmy Robert plays on constant focusing variations (from internal to external to omniscient points of views), and on many narrative techniques transposed from literature into his artistic practice. This strategy contributes as much to the enrichment of a relation to the body as subject and means of expression as to a critical relation to photography.

According to Jimmy Robert, the human body is at once symbol of mankind, object, idea and simple shape. It is the central element of the present installation, organized in two parts. The separation between the two rooms points at the separation inside a conceptual duet dance, idealized but impossible, between a dancer (Shiho Ishihara) and a non-dancer (Jimmy Robert). On the tracks of the relation between a drawing and its model, caught between photography and sculpture, their dance becomes drawing in space: the recording of a transition from body movement to static object. The virtual choreography outlined by the exhibition is also akin to the logics of a relation between architecture and scale drawings.

This installation could be used as background for the respective performances of the two actors by means of photographs, placed on a table that could be seen as a stage, to both document and relate. The first table was conceived and realized in Japan on occasion of Jimmy Robert’s exhibition at CCA Kitakyushu. The one which we can see here is a new and partial version in the form of independent modules. It is the collaboration between Shiho Ishihara (Min Tanaka’s pupil**), which consists in deconstructing Jeff Wall’s 1993 work called A sudden gust of wind (after Hokusai). The different transformations of the image and movements are here to underline the limits of photographic representation.

As photographic support, paper somehow implies its own performative rules dictated by its intrinsic physical properties. By following this material’s structural logic, the images disposed on the table of the “Test” room present a series of poses that are spontaneous yet limited by the artist’s physical abilities.

These photographs are portraits that never show the artist’s face in a strategy of dissimulation made to contribute to the release of more generic images and meant to counterbalance any hints of intimacy, drama and theatrical effects that may seem to emanate from the complex sculptural positions.

All elements - framed images, photographs and objects – gathered on the two tables and in the surrounding space constitute both the action and its environment. Comparable to theatre-curtains, they are artifacts meant to reveal what is hidden, but also conceal and generate suspense.

Text sent by Shiho Ishihara:

Conceived in collaboration with Min Tanaka

Shiho Ishihara Solo Dance

Citation―Series of “Dance Milieux [non-continuity]”

This is incomplete now,

Why do I need a “form” in order to dance, I wonder.

Obviously, “form” is a necessary thing in life.

The form I want to retrieve is not actually the “form” itself, but the physical body which realizes the “form”.

Well...

In the performance of time, Is it possible - even if only for a moment - that my deceit becomes genuine on the spot?

If I may say, “life time,” which we may think of as a long period of time, should be shared as “synchronized time”, which we may think of as a moment of coincidence...

I yearn to dream, a little bit, in the middle of my never-ending journey.

Shiho Ishihara


* Roughly translatable as “The pleasure of being deceived (Duet)”

** Min Tanaka was very close to Tatsumi Hijikata one of the pioneers of Butoh with Kazuo Ohno.



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