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AEROPLASTICS contemporary: TERRY RODGERS - Radical Continuity - 15 Jan 2010 to 27 Feb 2010

Current Exhibition


15 Jan 2010 to 27 Feb 2010

AEROPLASTICS contemporary
32 rue Blanche
1060
Brussels
Belgium
Europe
p: 32 2 537 22 02
m:
f: 32 2 537 15 49
w: www.aeroplastics.net











Terry Rodgers, The Gilt Edge
2010 | Oil on linen
183 x 228 cm | 72 x 90 inches
Web Links


AEROPLASTICS contemporary

Artist Links


Daniele Buetti
CARLOS AIRES
David Kramer
Shadi Ghadirian
Olivier Blanckart



Artists in this exhibition: Terry Rodgers


TERRY RODGERS - Radical Continuity

From 15 to 27 January 2010, Aeroplastics Contemporary presents a monograph exhibition from American artist Terry Rodgers (b. 1947). Little known in Belgium, the artist already enjoys international renown by grace of his large-format hyperrealistic tableaux, in which he sets the scene with young men and women of a perfect form – at least with respect to the current criteria of fashion and advertising. Half-clothed, adopting lascivious poses in décors overloaded with luxuriance, sporting jewels and accessories, champagne glass in hand, these protagonists evoke the decadence of the Empire and the carefree life of a certain gilded youth. But much more than a world sorely lacking points of reference, it is panting itself that the oeuvre of Terry Rodgers examines, and beyond that, our way of representing reality to ourselves.

"We live in the amniotic fluid of our little worlds, content in the company of our prejudices." In this one sentence, Terry Rodgers ably sums up the philosophy underlying his work, and the rapport that he wishes to weave with the viewer. At first sight, it is tempting to describe these compositions as evocations of orgiastic after-hours parties, midway between voyeurism and moralising reprobation. But closer examination takes us beyond this too facile reading, to look at the relationships – or rather, the absence of relationships – between the figures portrayed. If they seem at times to touch, they nonetheless appear incapable of establishing any modicum of communication, nor have perhaps the desire to do so. Insulated in their bubble, the actors naturalness may be seen as artificial , underlining the stereotypes that we project upon them. "My paintings describe imaginary worlds created out of offers conveyed by the media – luxury, wealth, as well as a self-validating version of beauty and desire, and all of this shot through with a dose of reality. Just how difficult is it for the participants of such scenes to step out of themselves and connect with each other?" In the end, the veritable subject of these compositions is the individual's aloneness in the crowd, and the way that visual codes proper to painting can re-transcribe this experience. How to translate the contrast between glamour and vulnerability, between a chimerical world and the reality of experience?

For Terry Rodgers, photography is of essential value. "I've taken thousands of pictures and I'll take thousands more, to try to discover the expressions and gestures that, I believe, reveal rapports between the internal and external confusion of the world in which we live." These models are for the most part anonymous persons, just crossed on the street, whom the artist invites to come pose in his studio. He then assembles these different scenes in vast compositions, renewing in this way the technique of the Old Masters. As for his choice of using very large canvasses, he evokes the beginnings of Realism, like when Courbet created an uproar by representing an anonymous burial in a format up-to-then reserved for scenes heroic, mythological, or religious. But if the paintings are founded on a meticulous technique, the images attempt, on the contrary, to capture the energy of the moment in just a few brushstrokes. The poses are never chosen accidentally, and reflect what the artist describes as conventions used to characterize individuals and social types.

The confrontation between paintings and black-and-white photographs, allows Terry Rodgers to make explicit that which underlies his artistic aims. In these scenes, stereotypified beauty sometimes makes way for the most disturbing ugliness, with individuals masked and deformed. "Certain figures in these images correspond to Western canons of beauty, while others defy it. You can perceive, through these images, that the soul does not reside in the outer physical envelope." Video also plays a central role in the elaboration of paintings, and quotes a media that has become the ultimate synonym for confusion between fiction and reality, ever more so since the invention of reality television. The exhibition also presents illuminated caissons, melding diverse ways of representing the real; like the world that surrounds us, and that we erroneously perceive as a uniform whole, is rather composed of a multitude of fragments. "We tend to forget that everything we see, or hear, is invented. Our experience of life is like a multidimensional game whose pieces are in constant motion." This game with the real, and with the social codes that govern our existence, are at play throughout Terry Rodgers' entire oeuvre.

P.-Y. Desaive


TERRY RODGERS - Radical Continuity

Du 15 janvier au 27 février 2010, Aeroplastics Contemporary présente une exposition monographique de l'Américain Terry Rodgers (1947). Peu connu en Belgique, l'artiste bénéficie déjà d'une renommée internationale, grâce à ses tableaux hyperréalistes de grand format, dans lesquels il met en scène de jeunes hommes et femmes à la plastique parfaite – du moins en regard des critères actuels de la mode et de la publicité. À moitié dévêtus, adoptant des poses lascives dans des décors surchargés et luxueux, arborant bijoux et accessoires, une flûte de champagne à la main, ses personnages évoquent la décadence de l'Empire et l'insouciance d'une certaine jeunesse dorée. Mais bien davantage qu'un monde en manque de repères, c'est la peinture elle-même qu'interroge l'oeuvre de Terry Rodgers et, par-delà, notre manière de nous représenter la réalité.

"Nous vivons dans le liquide amniotique de nos petits mondes, heureux en compagnie de nos préjugés" : cette phrase de Terry Rodgers résume bien la philosophie qui sous-tend son travail, et le rapport qu'il entend tisser avec le spectateur. Au premier regard, il est tentant de décrire ces compositions comme des évocations d'after-parties orgiaques, à mi-chemin entre voyeurisme et réprobation moralisatrice. Mais un examen plus attentif permet d'aller au-delà de cette lecture somme toute assez facile, pour étudier les rapports – ou plutôt, l'absence de rapports – entre les personnages représentés.

S'ils se touchent parfois, ils semblent incapables d'établir la moindre forme de communication, et n'en manifestent d'ailleurs pas le désir. Isolés dans leur bulle, les acteurs adoptent des poses artificielles, qui renvoient aux stéréotypes que nous projetons sur eux. "Mes tableaux décrivent des mondes imaginaires créés au départ des offres véhiculées par les médias – luxe, richesse, ainsi qu'une version validée de la beauté et du désir, le tout traversé par une dose de réalité. À quel point est-ce difficile pour les participants à ces scènes de sortir d'eux-mêmes et de se connecter les uns aux autres ?" Au final, le véritable sujet de ces compositions est davantage la solitude de l'individu dans la foule, et la manière dont les codes visuels propres à la peinture peuvent retranscrire cette expérience. Comment traduire le contraste entre glamour et vulnérabilité, entre un monde chimérique et la réalité de l'expérience ?

Pour Terry Rodgers, tout passe par la photographie. "J'ai pris des milliers de photographies, et j'en prendrai encore des milliers, pour tenter de découvrir les expressions et les gestes qui, je pense, révèlent la combinaison entre la confusion intérieure et extérieure du monde dans lequel nous vivons." Ces modèles sont pour la plupart des anonymes, croisés dans la rue, qu'il invite à venir poser dans son studio. Il assemble ensuite ces différentes scènes en vastes compositions, renouant de la sorte avec la technique des maîtres anciens. Quant au choix d'utiliser des très grandes toiles, il évoque les débuts du Réalisme, lorsque Courbet créait le scandale en représentant un enterrement anonyme dans un format jusqu'alors réservé aux scènes héroïques, mythologiques ou religieuses. Mais si les tableaux reposent sur une technique méticuleuse, les dessins tentent au contraire de capter l'énergie du moment en quelques traits ; les poses ne sont jamais choisies par hasard, et reflètent ce que l'artiste décrit comme des conventions utilisées pour caractériser les individus et les types sociaux.

La confrontation entre tableaux et photographies noir et blanc permet à Terry Rodgers d'expliciter ce qui sous-tend son projet artistique. Dans ces clichés, la beauté stéréotypée fait parfois place à la laideur la plus dérangeante, avec des individus masqués et difformes. "Certains personnages dans les images correspondent aux canons occidentaux de beauté, tandis que d'autres les défient. On peut percevoir, à travers ces images, que l'âme ne réside pas dans l'enveloppe physique extérieure."

La vidéo joue également un rôle central dans l'élaboration des tableaux, et renvoie au média devenu synonyme par excellence de brouillage entre fiction et réalité, depuis l'invention du concept de téléréalité. L'exposition présente également des caissons lumineux, qui mêlent divers modes de représentation du réel, tout comme le monde qui nous entoure, et que nous percevons erronément comme un tout uniforme, est composé d'une multitude de fragments : "nous avons tendance à oublier que tout ce que nous voyons, ou portons, est inventé. Notre expérience de vie est comme un jeu multidimensionnel, dont les pièces sont constamment en mouvement." Ce jeu avec le réel et les codes sociaux qui régissent nos existences traverse tout l'oeuvre de Terry Rodgers.

P.-Y. Desaive


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